vendredi 26 mars 2004, par Salah Chakor
1) Introduction :
La formation pour un métier, une profession, se faisait dans les temps anciens sur le tas et par apprentissage chez les maîtres, les professionnels les « maalems » (l’Artisanat, la menuiserie, la ferenerie, la cuisine, le coiffure, ... etc).
Aujourd’hui et depuis le début du 19ème siècle, où l’Industrialisation a commencé dans les pays occidentaux , la formation des ouvriers qualifiés et des techniciens spécialisés s’est vulgarisée à tout point de vue et notamment la formation des militaires et des infirmières et infirmiers, en Europe et aux Etats Unis d’Amérique.
C’est ainsi qu’une discipline spécifique à cette formation a été mise au point par des pédagogues au début du 20ème siècle et il s’agit de didactique, spécialisée initiée par R.E MAGER 1977, B.S BLOOM 1971, B.F SKINER, et JEAN PIAJET 1969
2) Définition de la didactique spécialisée :
Etymologiquement, le mot « didactique » appartient à l’ancien grec. Le mot « didaktikos » signifié instruire, faire de l’Instruction en rattachant spécialisée on obtient donc : Didactique spécialisée : ce qui signifié alors discipline visant à instruire des gens qui font partie d’une catégorie professionnelle définie (par exemple : l’Hôtellerie, Restauration, Tourisme, Textile, soins médicaux,...etc ).
3) Objectif de la didactique spécialisée :
Cette discipline prend en charge la formation d’un formateur (professionnel) en lui donnant la capacité d’enseigner une matière de sa spécialité. Donc de dispenser un enseignement intermédiaire en théorie et en pratique.
4) Matières principales de cet renseignement :
4 .1 Structure générale :
Définition et délimitation de la profession dans laquelle il faut former dans un contexte général en tenant compte de la stratégie nationale et des besoins du pays en personnel qualifié dans le domaine de l’Hôtellerie et du Tourisme.
Partant de ce constat, il a lieu de fixer les objectifs globaux ou institutionnels, puis intermédiaires et enfin les objectifs spécifiques. Ensuite et une fois la stratégie et connue les objectifs sont fixés, il y a lieu de schématiser la formation dans une Ecole Hôtelière ou dans un centre de qualification Hôtelière. Ce schéma a le rôle de fixer et de structurer cette formation en fixant l’âge, le niveau requis, la durée de la formation ... etc.
4.2 Définition des objectifs de formation :
Une fois la formation projetée et schématisée il y a lieu de fixer les objectifs globaux intermédiaires et spécifiques qu’il faut accomplire et les méthodes ainsi que les moyens de mise en œuvre de ces objectifs.
4.3 Les modules d’enseignement :
Après la fixation des objectifs, la détermination des matières à enseigner s’impose. Ainsi il est nécessaire de définir des modules adaptés au types de formations auxquels on veut aboutir, exemple : Formation des techniciens en Hôtellerie - Restaurant dans les filières : Cuisine, Restaurant et Hébergement. Les programmes de cette formation seront alors élaborés en commun accord avec des professionnels du secteur et avec la consultation des experts. Les programmes doivent tenir compte des besoins de la formation et de ses exigences.
4.4 La planification des modules de formation : Il ne s’agit pas seulement ici de fixer le programme, mais il est surtout important de planifier cet enseignement dans le temps et dans l’espace tout en budgétisant le volume Horaire réservé à chaque discipline en fonction de son importance dans la construction de l’Apprentissage. Exemple : Un module de 60 h pour l’enseignement de la technologie Cuisine pour la deuxième année cuisine, 60 h d’hygiène générale et science appliquée à l’alimentation ... etc. Ces modules doivent figurés dans le cadre de la planification générale dans laquelle apparaissent toutes les matières à enseigner en indiquant le volume horaire réservé à chacune d’elles.
4.5 Les méthodes pédagogiques :
A chaque enseignement on applique une méthode appropriée et qui permet aux stagiaires de mieux l’assimiler. Pour un enseignement de Technologie appliquée, par exemple, on applique la méthode active et de participation, car l’auditoire doit subir activement l’apprentissage. Le groupe doit être restreint pour faciliter son encadrement. L’enseignement magistral n’est utilisé que pour des matières d’enseignement général et qui peut être adressé à un groupe important (Exposé, information générale, l’enseignement de matière littéraire).
4.6 L’Evaluation de la formation
4.6.1 Feed back :
Un Feed back permet à chaque formateur de contrôler l’acquisition des objectifs qu’il s’est fixé. Ce mode de contrôle est aussi le moyen d’ajustement des objectifs par des répétitions en cas d’échec total ou partiel, c’est l’évaluation formative.
4.6.2 L’Evaluation partielle :
A la fin de chaque unité de formation, de chaque trimestre ou semestre le formateur est tenu de programmer des testes de contrôle, théoriques, pratiques et en études de cas afin de mettre les apprentis en application de leur acquis et dans le but de vérifier si les instructions et les consignes données ont été comprises.
4.6.3 Evaluation sommative :
En fin du cycle de formation les enseignés subissent des examens finaux (écrits et pratiques) en vu d’obtenir un diplôme. Dans ces examens, généralement, en tient compte de toutes les matières enseignées pendant la durée de la formation ; encore faut- il que ces évaluations permettent de dégager les compétences finales des candidats et de leurs habiletés professionnelles (ce qu’ils sont capables de faire maintenant, et qu’ils ne pouvaient pas faire avant la formation) ; C’est aussi ce qu’on peut appeler la première expérience ou expérience scolaire, de plus, dans une profession, l’on doit prendre en considération les résultats des stages en entreprises. Ceci montre est ce que le stagiaire s’adapte ou non au métier pour lequel il est formé
Sahah CHAKOR, Directeur de l’I.T.H.T Ouarzazate