vendredi 19 mars 2004, par Salah Chakor
Formation , emploi et développement de l’économie nationale.
Le problème du chômage des jeunes est en fait celui de la formation, autrement dit de la planification de l’enseignement et de la manière dont ses objectifs ont été déterminés, depuis l’enseignement fondamental jusqu’à la formation professionnelle, des cadres et universitaire.
La résolution du problème du chômage des jeunes appelle à une restructuration intelligente et efficace des programmes en tenant compte des impératifs de l’économie et de la conjoncture internationale, car l’époque de la mondialisation impose un savoir faire transférable et exportable, du fait que la banalisation des frontières et la conclusion des accords de libre échange, exigent des acteurs intervenant dans divers domaines d’activités ( économiques, commerciaux, services...) des compétences extensibles et facilement ré adaptables.
Notre enseignement et particulièrement, celui dit public, est essentiellement destiné à assurer une culture générale et il a oublié les objectifs économiques, ce qui le rend inadaptable et inaccessible aux réalités du 3émé millénaire ; cette époque qui connaît un grand changement tant au niveau du comportement des consommateurs qu’au niveaux des techniques , des technologies et de moyens de communication.
Le nombre important de diplômés lancé sur le marché à chaque fin d’année, inquiète, car généralement sans compétences ni pratiques immédiates, ni même initiation à la création de petits projets personnels, ce qui multiplie, par dix, le nombre de manifestations et de protestations des jeunes sans emploi et génère en l’occurrence des problèmes de délinquance.
A ce problème qui se pose d’année en année avec gravité accrue, il faut trouver des solutions immédiates et de manière rationnelle pour le rattrapage du retard déjà causé à l’économie qui souffre donc de l’incohérence des compétences formées et qui ont générées des investissements énormes du budget général de l’état.
Pour le règlement donc de ces problèmes, le moment est venu pour repenser, avec la collaboration de tous les intervenants, cette formation pour en faire un outil de développement et qui correspond aux besoins du pays. Tous les partenaires doivent s’y mettre sérieusement( enseignants, chercheurs, société civile, promoteurs, entrepreneurs, pédagogues et psychologues, parents d’élèves.... ), car c’est une tâche qui ,en définitive, incombe à tout un chacun sans exception ni considération que ce soit. Les programmes établis en cachette ou en « solo » ou encore sans consultation aucune ne sont, de nos jours plus valables. Il est en effet souhaitable d’impliquer tout le monde pour éviter des dérapages.
Notre enseignement doit être celui qui forme des producteurs, des techniciens , des développeurs et cadres utiles et efficace, adaptables au marché du travail dans l’immédiat. Certes, nous avons aussi besoins des gens de lettre, mais il ne faut en former trop pour ne pas avoir trop de gratte papier, ce qui n’est plus souhaité.
Il est alors utile de réfléchir cette réforme en s’inspirant des établissement qui ont jusqu’aujourd’hui formé des cadres employables et adaptables, tels que l’Ecole Mohammedia, ISCAE, les Ecoles hôtelières...... etc, pour ne citer que cela car des écoles rentables, il en existe comme même un paquet. Les jeunes doivent obligatoirement être orientés vers des formations professionnelles, techniques, selon leur aptitudes, à l’instar de l’Allemagne qui a très tôt compris le processus et a fait de ses jeunes des vrais acteurs économiques , de même que le Japon où les jeunes sont, dés leur jeune âge initiés aux découverts et à la constructions de projets. Et c’est donc de cette maniérée que l’on aura résolu le problème du chômage et favorisé le décollage économique du pays, car la clé de la réussite d’un pays est , sans nul doute, la formation et la qualification de la femme et de l’homme , qui sont les piliers de cette réussite.
Salah Chakor ITHT/ Ouarzazate/Maroc