vendredi 16 janvier 2004, par Salah Chakor
LES DIFFERENTES FORMES DU TOURISME A DEVELOPPER AU MAROC
La typologie des stations touristiques au Maroc permet de dégager certaines formes du tourisme et qui sont soient des stations polyvalentes, soient des stations spécialisées, soient enclavées.
A- Elles peuvent être spécialisées quand le tourisme est la première activité sans être exclusive, par exemple les stations balnéaires, de montagne,...etc, telles que Essaouira, Azilale,....etc.
B- Elles sont polyvalentes quand le tourisme n’est pas l’activité économique prédominantes par exemple le cas des stations urbaines, notamment, les grandes villes telles que Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir,...etc.
C- Elles peuvent être enclavées ou purement spécialisées si l’activité est exclusivement touristique dont le thème est bien précis telles que Ifrane, Oukaimden, ( station de sport )...etc.
Cette typologie des stations a donc permis de distinguer les formes du tourisme suivantes et qui méritent une attention particulière de la part des responsables du Ministère concerné, du collectivités locales, régionales, des professionnels et aussi des O.N.G afin d’en faire des zones socio- économiques durables.
Ces formes du tourisme distinguées sont les suivantes :
1- LE TOURISME D’AFFAIRE :
Cette forme favorisée par l’organisation de congrès de séminaire, colloques et de réunion d’affaire est surtout concentré dans les grandes villes qui regroupent les administrations centrales et les grandes usines de fabrication, de transformation ,...etc ; aussi que celles dotées des moyens adéquats pour l’organisation des rencontres internationales (salle de conférences, salons de congrès, ...etc). Nous citons à titre d’exemple ici comme ville pouvant accueillir ce genre de tourisme ; la ville de Casablanca capitale économique du Royaume qui abrite au courant de l’année un grand nombre de rencontres, de séminaires et de colloques nationaux et internationaux. De même que dans cette ville l’on organise chaque année plusieurs foires et des expositions à caractère économique et commercial de type international.
La ville de Rabat, de Marrakech et d’Agadir connaissent également, plus au moins le même sort.
2- LE TOURISME SPORTIF :
Cette forme qui intéresse surtout les jeunes sportifs s’organise périodiquement dans des zones qui offrent une infrastructure de base adéquate et/ ou qui ont une nature est un caractère du genre et qui permet aux amateurs de pratiquer un sport selon leurs choix et en fonction de la spécificité de la région : Ski à Ifrane et à Oukaimden, Alpinisme à Azilal, randonnée, équestre et pédestre à Taliouine, Toubkal et les Gorges de Todgha à Tinghir,... etc.
3- LE TOURISME SOCIAL :
Ce créneau s’intéresse surtout aux jeunes qui organisent des voyages d’études, aux associations et organismes a caractère social qui subventionnent des voyages aux profit d’une catégorie de personne à moyen revenu ( handicapés, enfants délaissés, enfants pauvres,...).
4- LE TOURISME CULTUREL :
Ce type de tourisme qui constitue l’offre dominante de notre pays avec un pourcentage important attire surtout les assoiffés des visites culturelles ( sites, expositions,...), ce créneau est représenté par des personnes du 3éme âge, des retraités ce genre de tourisme se trouve concentré dans les villes impériales ( Rabat, Fès, Mekhnès, Marrakech ) et dans les régions qui présentent cet atout. Le tourisme culturel permet aux collectivités locales et régionales la mise en œuvre d’un comité de suivi et de la sauvegarde de ce patrimoine historique qu’il faut constamment restauré, car il présente l’image de la civilisation ancestrale de la contrée où il se trouve en particulier et du pays en général.
5- LE TOURISME DE CURE ( THERMAL) :
Ce type que nous jugeons d’une importance capitale, il draine un grand nombre de touristes nationaux et internationaux particulièrement dans les régions ayant ce caractère telles que la station thermale de Sidi Hrazem de Moulay Akoub et celle de Merzouga dans la province de Tafilalet. Mais ces stations méritent une attention particulière pour la mise en place d’un équipement nécessaire au confort des clients comme par exemple ( les salles de repos, de soins, de diagnostic, ...).
6- LE TOURISME VERT :
L’écotourisme, quant à lui est le seul moyen qui peut permettre la création d’une économie rurale durable capable de sédentariser les habitants des compagnes, par la création des auberges, de gîtes ruraux, de fermes auberges offrant un minimum de confort a la clientèle de cette cible. Ce genre de tourisme devient de plus en plus important d’où la nécessité de multiplier les efforts pour la satisfaction de cette clientèle. A ce titre il est primordial d’améliorer les accès menant vers ces zones touristiques et y installer une infrastructure de base ( eau potable, électricité...etc). De même qu’il est souhaitable de garantir aux touristes la sécurité et la qualité de prestations,...etc.
Ce genre de tourisme peut alors s’installer dans les régions vertes et à grand espaces et à air fraiches telles que Benslimane, Ifrane, Ourika, Toufliht, Azilal,...etc.
7-LE TOURISME BALNEAIRE :
Considéré comme tourisme classique, le tourisme Balnéaire continue de drainer un tourisme de masse de type national et international dans les villes côtières comme Agadir capital du tourisme, Essaouira perle des côtes atlantiques, El jadida, Tanger, Saidia,...etc. Seulement ce tourisme doit être géré intelligemment tout en assurant à une clientèle potentielle et habituelle : la sécurité , la qualité des prestations, l’animation et la tranquillité absolue. Le tourisme balnéaire n’étant pas seulement une destination pour les baigneurs, mais aussi pour les sportifs ( ski nautique,...etc ) mérite une attention particulière par la création des stations et des clubs de sport nautique et des ports de plaisances afin de répondre aux aspirations de tous les clients selon leur attentes et selon leur âges. Il ne faut pas oublier que la concurrence, à ce sujet, se fait de plus en plus ardue, par pays voisins qui disposent aussi des immenses plages ; donc il est important, pour se distinguer, d’offrir des prestations de qualité ( hygiène, sécurité, prix abordables, avec un hébergement de proximité) dans les stations balnéaires à travers tout le Royaume ( du Nord au sud ) pour permettre un grand choix aux visiteurs nationaux et étrangers.
8- LE TOURISME DE MONTAGNE :
Le Maroc est un pays de grand contraste naturel, offrant une variété de paysage et de climat, montagne, mers, désert, plaines et étendues vastes et immenses à travers tout le pays. C’est un pays de grande luminosité surtout au sud et qui dispose de grandes montagnes : le haut, le moyen et l’Anti atlas, dotées d’un paysage naturel. Ces chaînes montagneuses offrent des possibilités pour organiser des excursions des randonnées et des escalades pour les amateurs de ce genre de sport. De ce fait le développement d’une infrastructure de base est nécessaire dans ces stations pour permettre aux amateurs d’un tourisme de montagne d’y passer les vacances, sous des conditions correctes. Il est alors important de créer des unités hôtelières de moyennes gammes avec des voies d’accès faciles afin d’y développer le séjour pour ensuite assurer un développement durable de ces régions. Ce tourisme est l’exemple type d’un tourisme vert ou l’ecotourisme.
9- LE TOURISME DE LOISIR ET DE DEPAYSEMENT :
Le grand sud et particulièrement la province de Ouarzazate, de Zagora et d’Errachidia, constitue un créneau important pour les amateurs du vrai tourisme de dépaysement ; Ceux qui aiment vivre loin des bruits, loin de la pollution, ceux enfin qui aiment dormir sous l’étoile, en bivouac. Ces régions constituent aussi le tourisme du terroir qui représente le vrai Maroc, c’est un tourisme d’aventure recherché par une catégorie bien précise de clientèle qui aiment l’évasion de toutes les technologie pour s’oublier durant leur vacances pour se ressaisir et pour être prêt à reprendre le travail avec un sang nouveau. Ce tourisme mérite donc d’être développé encore plus car ses amateurs deviennent de plus en plus nombreux.
10- LE TOURISME EDUCATIF OU D’ETUDES :
Il concerne les participants aux conférences, aux séminaires, aux colloques et particulièrement les étudiants et les chercheurs dont le mouvement continue toute l’année. Ce genre de tourisme est surtout concentré dans les grandes villes où se trouvent les grandes écoles et les universités, c’est un tourisme qui draine tout le long de l’année un nombre important de personnes qui viennent de tous les coins du pays et d’ailleurs pour suivre les études, faire des recherches,..etc. ce mouvement culturel constitue lui aussi un créneau important de tourisme ( ancien et moderne).
11- LE TOURISME BLANC :
Considéré comme le plus haut toit du monde arabe et de l’Afrique du nord, le Maroc abrite de gigantesques montagnes qui reçoivent de la neige en automne et l’hiver, cela permet aux amateurs de pratiquer le ski à Ifran et à Oukaimden qui contiennent de modeste infrastructure.
12- LE TOURISME RELIGIEUX :
On peut compter entre six cents et sept cents moussems (fêtes) qui sont célébrés chaque année. Certains moussems gardent leur caractère purement religieux (moulay Driss Zarhoun), et d’autres sont davantage réputés pour leur souk comme espace transactionnel, de même chaque région aime célébrer ses atouts locaux à la fin d’une récolte précise, la fête des roses à Kelaa M’gouna, fête des amandiers à Tafraout, fête des datte à Erfoud et Le moussem d’Imilchil à Errachidia. On peut considérer les fêtes ou les moussems comme étant l’occasion d’échange économique et social entre les régions avoisinantes (ravitaillement, ou signature des actes de mariage, de vente, de divorce...etc).
CONCLUSION
Voici donc les différentes formes de tourisme que l’on peut mieux exploiter pour offrir une grande variété et un choix important aux visiteurs afin de drainer plus de touriste à l’horizon de 2010. Il est alors important que toutes les régions, dont les sites présentes des atouts multiples et des variétés culturelles et naturelles, soient prises en considération dans le schéma directeur d’aménagement du tourisme pour aussi contribuer à la création d’un tourisme a économique durable.